À retenir

Écrivez « acompte » ou « arrhes » sur le devis, en toutes lettres. Avec un client particulier, sans précision, les sommes versées sont présumées être des arrhes. Aucun plafond légal ne limite le montant.

Acompte et arrhes : la différence

Acompte et arrhes pour un contrat avec un consommateur
CritèreAcompteArrhes
EngagementFerme pour les deux partiesChaque partie peut renoncer
Si le client se rétracteVous pouvez exiger le solde (hors droit de rétractation)Le client perd les arrhes versées
Si vous renoncezVous remboursez l’acompteVous rendez le double des arrhes

Avec un client particulier, par défaut, « les sommes versées sont présumées être des arrhes ». Si vous voulez un engagement ferme, écrivez « acompte » sur le devis. Si vous préférez garder la possibilité de renoncer, vous l’acceptez avec le prix du double : à vous de choisir en connaissance de cause.

Combien demander ?

Le montant est librement déterminé : aucun plafond légal général n’est prévu pour un artisan. Nous n’avons trouvé aucune source officielle qui fixe un pourcentage « usuel » : c’est une affaire de pratique et de confiance. Un contrat de construction de maison individuelle suit en revanche un régime à part, avec des échéanciers encadrés par le code de la construction : ne lui appliquez pas ce qui suit.

Quand l’acompte est interdit

Pour un contrat conclu hors établissement (chez le client, y compris quand c’est lui qui vous a appelé), aucun paiement — acompte, chèque, prélèvement — ni prestation n’est permis avant sept jours. La sanction est lourde : deux ans de prison et 150 000 € d’amende. En cas de rétractation dans les délais, l’acompte déjà versé est intégralement remboursé.

Travaux urgents

Selon service-public.fr, l’interdiction de payer avant 7 jours ne s’applique pas à une réparation ou un entretien urgent au domicile, expressément demandé par le client, dans la limite de ce qui est strictement nécessaire à l’urgence. Une fiche de l’INC recommande malgré tout de ne rien verser avant 7 jours : en cas de doute, demandez conseil avant de réclamer un acompte.

La facture d’acompte et la TVA

Pour une prestation de services, la TVA est exigible à l’encaissement du prix, acomptes compris, sauf option pour la TVA d’après les débits. Autrement dit, un acompte encaissé déclenche la TVA correspondante : il se facture, TVA comprise (ou avec la mention de franchise en base si vous n’y êtes pas assujetti).

  • indiquez sur le devis le montant ou le pourcentage demandé, le mot « acompte » ou « arrhes », et la date de paiement attendue ;
  • émettez une facture d’acompte à l’encaissement ;
  • déduisez l’acompte de la facture finale, en faisant ressortir la TVA déjà facturée.

Et dans Claudiassist ?

L’acompte demandé est calculé avec les totaux du devis. La facture d’acompte peut se créer toute seule à l’acceptation du devis, si vous l’avez autorisé dans les automatisations ; c’est alors un brouillon, sauf si vous choisissez « Déjà validée ». Voir le logiciel de devis et factures.