À retenir
Micro-entrepreneur : ce qu’il faut tenir
le livre des recettes, obligatoire, tenu à l’encaissement et conservé dix ans après la clôture avec ses pièces ; le registre des achats pour la vente de marchandises et la fourniture de logement ; si vous êtes prestataire de services, les sources ne s’accordent pas : conservez dans tous les cas vos factures d’achat ; la déclaration du chiffre d’affaires à l’Urssaf, mensuelle ou trimestrielle selon votre choix initial : pour les trimestriels, les 30 avril, 31 juillet, 31 octobre et 31 janvier ; même sans chiffre d’affaires, une déclaration à zéro est à faire ; la déclaration de revenus, où le chiffre d’affaires se reporte sur l’annexe 2042-C-PRO, avec un abattement forfaitaire de 50 % (prestations de services commerciales ou artisanales), de 71 % (achat-revente) ou de 34 % (professions libérales), au minimum 305 € ; avec l’option pour le versement libératoire, l’impôt se paie avec les cotisations, mais le chiffre d’affaires reste à reporter sur la déclaration ; la CFE (cotisation foncière des entreprises) : rien à payer l’année de création, mais la déclaration 1447-C-SD est à déposer avant le 31 décembre ; le minimum est exonéré si le chiffre d’affaires de référence est inférieur ou égal à 5 000 €.
Au régime réel : ce qui s’ajoute
BIC au réel simplifié : un bilan, un compte de résultat et des annexes ; BIC au réel normal : un inventaire annuel, et une déclaration transmise par échange de données informatisé via un partenaire de l’administration ; BNC : une comptabilité de trésorerie, avec un livre des recettes et dépenses et un registre des immobilisations.
La TVA : un changement au 1er janvier 2027
Les documents à réunir pour votre comptable
les relevés bancaires de l’année, professionnels et, le cas échéant, personnels utilisés pour l’activité ; les factures émises et leur état de règlement ; les factures d’achat et justificatifs de dépenses ; les immobilisations acquises (véhicule, outillage important), avec leurs factures ; les stocks à la clôture, s’il y en a ; les emprunts et leurs tableaux d’amortissement.
Conservation et pièges
les factures se conservent dix ans, les documents à valeur fiscale au moins six ans ; ne mélangez pas encaissement et facturation : le livre des recettes se tient à l’encaissement, et la TVA sur une prestation de services est exigible à l’encaissement ; ne sautez pas une déclaration à zéro à l’Urssaf ; n’oubliez pas la déclaration de CFE la première année : elle reste due même s’il n’y a pas de cotisation à payer.
Et dans Claudiassist ?